25EME CAFE-LITTERAIRE: SERGE BILE ET SES OEUVRES


02 Déc. 2009

Le 25ème café littéraire qui s’est  tenu il y a quelques heures à la case des arts, a reçu l’auteur d’œuvres à succès, Serge BILE et son ami et co-auteur, Matthieu Méranville. Deux œuvres en particuliers étaient sous les feux des projecteurs, à savoir: « AU SECOURS LE PROF EST NOIR! » et « ET SI DIEU N’AIMAIT PAS LES NOIRS »!! Vous l’aurez deviné, la dénonciation du racisme sous ses formes modernes, dans les pays étrangers, est un point fort de ces œuvres-témoignages.

LES ŒUVRES

Au secours le prof est noir!, traite des difficultés rencontrées par les enseignants noirs, africains dans les écoles en France et de comment leur carrière est freinée à cause du racisme, quand bien même ils seraient les meilleurs dans leur domaine.

-« Et si Dieu n’aimait pas les noirs? » traite également du racisme, mais cette fois ci, dans le milieu catholique où il faut 12 ans à un prêtre noir, pour atteindre un grade qu’un prêtre blanc peut obtenir en 3 ans.

L’ECHANGE

Dans une ambiance bon enfant, les auteurs ont exprimé les motivations profondes qui ont sous-tendus ces œuvres; à savoir, la dénonciation du racisme envers les noirs mais la sensibilisation des noirs eux-mêmes sur leurs potentiels et l’importance pour eux de connaître leur histoire.
Au cours de l’échange avec le public , composé en majorité d’écrivains et d’enseignants, noirs et blancs, plusieurs points importants ont émergé.

  • 1-Oui, le noir est victime de racisme en France, mais cela commence par la perception qu’il a de lui même et des autres noirs. Il doit comprendre qu’il a de la valeur et que lui seul peut écrire et changer son histoire.
  • 2-Les noirs ne s’aiment pas entre eux, et une fois à l’étranger continuent de chercher à nuire à leur frère! Flore Hazoumé l’a bien illustré avec l’exemple de cette femme chauffeur de taxi en France dont l’activité florissante de restauration avait fini par péricliter, à cause des coups bas, de ces frères ivoiriens, qui l’enviaient.
  • 3- Les blanches , qui ont épousé des noirs, sont également victimes de racismes quand elles enseignent dans les écoles françaises à Abidjan. Mme Gnahoré, qui n’avaient jamais eu de problème dans les écoles ivoiriennes, s’est vu demandé par le proviseur de l’école Française où elle voulait travailler, de reprendre son nom de jeune fille au travail, parce que ce nom français serait mieux vu par les parents d’élèves.
  • 4-Les noirs doivent apprendre à se défendre, face aux remarques racistes, et doivent apprendre à s’assumer eux-même! Par exemple, quand à la faveur des évènements de 2002, les Français avaient été obligé de retourner dans leur pays d’origine, ont pouvait entendre des gens dire ceci: « C’est bien fait! Que les Français rentrent chez eux! Maintenant, les chinois vont venir nous aider »! Cette phrase nous a fait rire, mais nous a aussi scandalisés! Il n’a pas effleuré l’esprit de ces gens que nous pouvons nous mêmes, ivoiriens nous aider!!!!
  • 5-Les livres saints contribuent à avilir les noirs en faisant d’eux les descendants de CHAM, maudit fils de NOE.

LES POINTS FORTS

Les témoignages poignants, le cadre chaleureux, les interventions à propos, et l’ambiance agréable qui montrait bien que la plupart des intervenants avaient déjà travaillé ensemble et partageaient la même passion pour le savoir et le changement, ont contribué à faire de ce café-littéraire un succès. En plus la rencontre s’est achevée dans les temps, aux alentours de 19 heures.

LES POINTS FAIBLES

  • J’espérais secrètement, quand je me rendais à ce café-littéraire, qu’il y aurait  une collation! Sinon, pourquoi employé le terme café, avant littéraire. Eh bien il a eu un service copieux d’ amuse-bouche, de boisson et de café tout au long de l’échange. Mais j’étais tellement captivée que je n’ai rien pris. lol. J’ai même trouvé que cela gênait et distrayait l’assemblée.

  • Les livres étaient en vente sur place, mais je n’avais pas suffisamment d’argent sur moi. J’aurais aimé que  le prix des livres figure dans l’invitation, afin que chacun puisse se préparer en conséquence.

ANECDOTES

  • Une jeune fille du public était venu spécialement de Soubré pour l’évènement.
  • J’avais prévu d’arriver à l’heure, 17h. Mais je me suis trompée d’endroit! Tout bêtement! J’ai confondu la case des arts et la galerie des cadres située non loin de l’école de police. J’ai tenté de joindre celui qui m’avait invité au téléphone en vain.Il m’a fallu marcher jusqu’à la cité des arts, trouver un cyber, puisque personne ne semblait connaître l’endroit,  regarder à nouveau le mail où figurait l’invitation, alors que nous savons tous la lenteur de la connexion ici, pour enfin arriver 30 mn plus tard au lieu du café-littéraire. Toutefois je n’ai pas regretté d’être venu, et j’espère être disponible pour le prochain café!

Merci Serge Grah de m’avoir invitée!!!

Stay blessed!!!!!

categories Littérature

A propos de l'auteur

Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, entrepreneur web et ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Je crois qu'avec la foi on peut tout accomplir, même s'accomplir !

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