AFFAIRE MABRI: RIFIFI AU SOMMET


Face aux difficultés pour redonner au panier de la ménagère son lustre d’antan, il semblerait que le nouveau mot d’ordre soit de lui assurer au moins la sérénité dans son foyer. C’est l’impression qui se dégage en tout cas de l’affaire Mabri. 
Des histoires de femmes expulsées de leur domicile, il y en a tous les jours. Et pourtant celle-ci soulève un émoi presque incompréhensible. Les journaux ont fait leur choux gras de ce problème privé. A les croire, le chef de l’Etat  a personnellement donné l’ordre que Laeticia Kourouma Toikeusse réintègre le domicile et est très en colère contre son Ministre du plan et du développement.

Cette affaire familiale devenue publique soulève bien des questions :
-Les journaux ont-ils outrepassés leur droit en exposant cette cuisine interne du Ministre? Si certains estiment que c’est une violation flagrante du droit à la vie privée, d’autres pensent que ce sont les concernés qui ont été les premiers à porter l’affaire sur la place publique.

-Le Président de la République n’a-t-il pas mieux à faire que de venir prêter main forte au lavage de ce linge sale qui a dépassé le cadre familial? Et puis, quitte à faire d’une affaire privée une affaire d’Etat, il n’aurait pas été plus judicieux de donner la gestion exclusive et entière du dossier à Madame Raymonde Goudou, Ministre de la famille, de la femme et de l’enfant. Pourquoi accorder la « grâce présidentielle » à Madame Mabri et prêter le flanc à ses détracteurs?
Sur le  site Ivoirebusiness.net, un article traitant de l’affaire disait ceci: « Cette affaire fait ressortir que l’Etat de Côte d’Ivoire met à la disposition d’un ministre de la République deux maisons de fonction, afin de lui permettre de gérer à moindre frais ses problèmes familiaux : une pour son ex-épouse et ses enfants et une où lui-même loge. Si ceci est tout simplement inacceptable, ce n’en est pas moins une énième preuve de l’outrageante accaparation du bien public et du train de vie dispendieux de l’Etat sous le régime Ouattara. Chaque ministre a droit à un logement de fonction. Un, pas deux ou trois ou quatre. L’ex-épouse du ministre n’a rien à faire dans une maison de l’Etat de Côte d’Ivoire, si elle vit séparée de son époux! »

A cette allure, la banale affaire de couple pourrait faire tomber encore plus de têtes que celle de Issiaka Bamba, ancien Directeur général de la Société de gestion du patrimoine immobilier de l’Etat (SOGEPIE), limogé. Cela est d’autant plus probable que Madame Toikeusse continue de s’exprimer dans les journaux.
Dans un article du journal l’Inter réalisé par Sébastien Kouassi et relayé par le site l‘infodrome.com ce 17 Septembre 2012, elle disait entre autre: « J’ai perdu l’audience de conciliation parce que le juge n’a pas été impartial dans le traitement du dossier qu’il a évacué en un mois. »

« Il faut qu’il arrête, parce qu’il connaît la vérité. S’il veut que certaines révélations sortent, elle vont sortir. »

En attendant donc de connaître le dénouement de cette affaire qui n’a pas fini de livrer ses secrets, les hommes savent à présent qu’ils doivent bien se tenir. La solution ne se cantonne pas uniquement aux infrastructures routières et universitaires, elle est aussi efficace pour les foyers troublés.

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A propos de l'auteur

Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, entrepreneur web et ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Je crois qu'avec la foi on peut tout accomplir, même s'accomplir !

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