CAMIONS DE RAMASSAGE D’ORDURES: DANGER


02 Juil. 2013

SAMSUNG DIGITAL CAMERA« Depuis le 11 janvier 2013, le Ministère de l’Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable a opté pour une nouvelle procédure de collecte des ordures dans le District d’Abidjan. Ainsi le ramassage des ordures devrait se faire à hauteur de 75 % la nuit, quand les opérateurs commis à cette tâche devraient pouvoir collecter les 25% restant pendant la journée. Ces nouvelles dispositions ont pour but d’accroître le taux de collecte des ordures ménagères dans le District d’Abidjan.  » peut-on lire sur le site du Ministère de l’Environnement. 

En réalité depuis le lundi 21 Novembre 2011 et peut-être même avant, la démarche avait été entreprise.

Il ne s’agit pas ici des jeunes gens qui fabriquent des chariots de fortune avec des morceaux de bois et qui conviennent avec les riverains avec paiement mensuel, mais des gros camions qui assurent le ramassage dans les grands points de collecte et qui ne réclament pas directement de l’argent à la population.

La mesure aurait été prise pour accroître le taux de ramassage. Les odeurs incommodantes du chargement à ciel ouvert ont sûrement milité également en la faveur de cette décision. Mais une chose est claire, ce ramassage nocturne constitue un danger pour la population. Du moins, selon ce que j’ai pu constater. Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai vu un camion de ramassage avec des feux arrières qui marchent.

« C’est ce qui tue en rase campagne, disait un chauffeur de taxi. La-bas, un tel enfin garé dans le noir, c’est la mort assurée.En ville, les lampadaires permettent de limiter les dégâts. »

Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai vu un de ces camions marquer un arrêt au feu tricolore quand il était le premier de la file. Des coups de klaxons et il traverse à vive allure la voie. C’est comme s’ils n’ont jamais de frein, ou alors les chauffeurs ont étudié un code de la route qui leur est propre. On pourrait aisément les inclure dans un dictionnaire pour illustrer l’expression « rouler à tombeau ouvert ». Le plus étrange c’est que le matin ils vont bien plus lentement, alors que c’est la nuit qu’il faut redoubler de prudence.

images: abidjanautomatic.com

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A propos de l'auteur

Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, entrepreneur web et ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Je crois qu'avec la foi on peut tout accomplir, même s'accomplir !

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