Devenir son propre patron: 7 leçons apprises sur le tas


06 Nov. 2015

10 choses à savoir quand on travaille pour soi

Depuis quelques mois j’ai quitté mon emploi pour devenir mon propre patron. Enfin, c’est ce que je pensais. Mais j’ai pu tirer quelques leçons de cette expérience que je voudrais partager.

1-S’amuser en travaillant

Quand on fait un travail qu’on aime, on ne travaille pas vraiment finalement. On s’amuse tout en gagnant de l’argent et en apprenant.

2-Activités variées, intellect équilibré

Plus besoin de répéter mécaniquement les mêmes gestes et travailler sur le même projet à longueur de journée. Je peux aider quelqu’un à lancer un magazine tout en travaillant sur un scénario de film, écrire des articles pour une radio et peaufiner une nouvelle. Bien entendu il faut être très organisé. Je cherche encore le secret.

3-Economies assurées

Certaines personnes ont un salaire qui semble énorme mais elles dépensent plus des 3/4 en transport, communication et nourriture sur le lieu de travail. Si vous travaillez à la maison vous dépenserez en transport seulement pour des rendez-vous à valeur ajoutée et vous vous nourrirai tout simplement du repas du jour…si vous êtes disciplinés. En plus, le côté informel de l’activité au démarrage vous évite bien des taxes. Il faut se servir de cette phase pour économiser au maximum et formaliser l’activité rapidement car il y a des marchés qu’on ne peut pas décrocher quand on n’est pas légalement constitué.

4-Maître de son temps et de son espace

Vous pouvez aménager vos horaires afin d’être disponible pour votre famille tout en menant à bien vos activités. Plus besoin de subir les embouteillages des heures de pointe et de perdre un temps précieux à se demander si le ralentissement est lié à un accident ou au passage d’un officiel de la République. A la maison, dans un restaurant, à la plage, on peut travailler de partout. Je ne conseille plus aux gens de bosser exclusivement depuis la maison et j’expliquerai pourquoi un peu plus bas.

5-Vous avez dit plus de patron ?

Si vous pensiez devenir votre propre patron, détrompez-vous. Vos clients sont vos nouveaux patrons. Certains vous feront même regretter d’avoir quitté votre emploi. Chacun avec ses exigences, ses contraintes, ses écarts de langage parfois. Mais cela vous permettra de voir d’autres facettes de la vie d’entrepreneur.

6-Attention à la prise de poids

Pour travailler à domicile il faut être discipliné. Sinon, on est tenté de dévaliser le frigo en grignotant à outrance. Je sais de quoi je parle.

7-Savoir fixer les limites

Il faut pouvoir expliquer à la famille que le fait d’être assis devant un ordinateur ne signifie pas que vous ne faites rien. Ils doivent enregistrer qu’être à la maison n’est pas être disponible. Sinon vous aurez droit à un défilé de domestiques venant demander telle ou telle chose dont ils s’occupent pourtant bien quand vous n’êtes pas présent. Mais là encore c’est sans compter les enfants. Impossible de travailler avec mon fils dans les parages. Il cognera à la porte de la chambre jusqu’à ce que je montre patte blanche. Pour ceux qui ont des enfants encore trop petits pour comprendre que maman peut être assise tout près mais qu’on ne doit pas la gêner, il vaut mieux sortir.

Des points que j’ai oubliés ?

 

categories ConfidenceInspirés

A propos de l'auteur

Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, entrepreneur web et ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Je crois qu'avec la foi on peut tout accomplir, même s'accomplir !

4 thoughts on “Devenir son propre patron: 7 leçons apprises sur le tas

  1. J’aime beaucoup ton article Yehni!
    Entièrement d’accord avec tes 7 points.

    Le point 1, c’est le pied.
    Les points 5 et 7 sont souvent les plus difficiles à accepter et à gérer.

    Je rajouterai un point 7 bis : Fixer les limites Bis: « Être son propre patron ne signifie pas qu’on peut fermer son agence un jeudi pour assister à un mariage… On a des salariés à faire bosser et des clients à satisfaire… »
    Et ça, ça s’adresse surtout à la famille qui ne comprend pas que tu puisses être absente à des réunions de famille alors que tu es ton propre patron…

    1. Ahhh on ne joue pas dans la même catégorie. Tu as déjà des salariés. Mais c’est tellement vrai ce que tu dis. Souvent la famille te préviens la veille ou le matin d’une activité parce qu’elle estime que tu as toujours le temps looool

  2. Passionnant de vous lire. Je m’y retrouve. Avec un enfant de 2ans 1/2 hyperactif en outre et de nombreuses journées de fermeture des écoles en raison de températures descendant jusqu’à -40°C alors que les maisons sont construites pour du – 15°C
    Je me réfugiais dans le café du coin munie de mon laptop.
    Vraiment le travail à la maison, être son propre patron n’ai jamais aimé, n’aime toujours pas. Les trajets, les collègues, l’émulation, la compétitivité, les échanges, les formations en tant qu’apprenant ou enseignant… tout me manque… chaque jour me manque… outre le salaire bien évidemment.
    Tout mieux que le chômage. TOUT Donc comme disait ma meilleure amie/collègue chez Renault : quand on n’a pas les moyens de s’acheter autre chose qu’un pull jaune on dit qu’on aime les pulls jaunes.

  3. Très bel article Yehni!
    Moi j’ajouterai un point 8:
    Avoir une petite économie (quand même) pour pouvoir gérer le salaire qui ne vient plus à la fin du mois!
    J’explique: on a pris l’habitude pendant quelques années de voir un texto sur son téléphone annonçant que la paye est tombée… Comme ce ne sera plus pareil pendant un moment, il faut d’abord s’y préparer et aussi avoir un plan B.
    Merci Yehni pour les conseils. Ils nous seront bien utiles!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.