DISSERTATION


Ceci est le thème d’un devoir de Géopolitique. Je vous propose ici ma démonstration.

Démontrez que si notre pays est notre patrie, l’intégration régionale est notre avenir. Dans un magazine « E », une publicité apparemment banale dit : « Refuser tout contact avec l’extérieur, c’est le moyen d’être tout petit à l’intérieur », et d’autre part stipule « c’est toujours des autres que l’on apprend. » A la lumière de l’actualité, dite comment les actions collectives pourront-elles faire entrer les pays Africains dans la deuxième révolution industrielle, le capitalisme industriel et la révolution informationnelle.

INTRODUCTION

Nous sommes à l’ère de la mondialisation et le monde devient rapidement un village planétaire. Les notions de régionalisation et d’intégration sont récurrentes dans l’actualité et présentées comme la clé de l’avenir de tout pays aspirant au développement. C’est sans doute la raison pour laquelle un magazine publiait que : « ne pas s’ouvrir à l’extérieur, c’est le meilleur moyen de rester tout petit à l’intérieur. ».
Quelle importance revêt donc l’intégration régionale pour un pays ? Comment les pays africains en particulier, peuvent-ils par des actions collectives connaître une révolution industrielle, informationnelle et une capitalisation industrielle ? L’intégration ne comporte-t-elle pas des inconvénients ?
A la lumière de l’actualité nous tenterons de répondre à ces questions tout au long de notre étude.

L’importance de l’intégration régionale réside à plusieurs niveaux. D’abord, elle permet de remédier à l’étroitesse des marchés nationaux et contribue à l’accroissement des échanges commerciaux entre les Etats ! En effet, à travers la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires, l’intégration favorise une augmentation significative des débouchés ! Les producteurs ont davantage de possibilités pour écouler leurs produits ! La preuve en est que les deux premières années de l’institution de la Zone de libre échange du Marché communs des Etats de l’Afrique du Sud et de l’Est (COMESA), les échanges entre pays membres ce sont accrus de 30%.
Ensuite, l’intégration permet de mettre à la disposition des états des ressources financières importantes. Effectivement, la plupart des projets d’envergure, comme la construction de ports, d’aéroports, d’usines ultramodernes, nécessitent le décaissement de fonds colossaux. L’amortissement de ses charges, qui se fait sur des dizaines d’années, handicape sérieusement à court et moyen terme l’Etat à revenu moyen qui se lance seul dans ce projet ! Aussi, la mise en commun des ressources permet aux pays de bénéficier de fonds suffisants pour l’investissement.
Enfin, l’intégration favorise la mise en valeur du potentiel physique et humain, puisqu’elle permet, en plus de la libre circulation des biens, celle des personnes ! Ainsi, une main d’œuvre qualifiée et massive est mise à la disposition des entreprises. Le transfert des compétences et des technologies se fait plus aisément également.

En somme, l’intégration économique est bénéfique pour le développement d’un pays car elle permet d’avoir des ressources humaines, matérielles et financières plus importantes. Cependant, force est de constater que les Communautés économiques créées sous cette bannière en Afrique n’ont eu que très peu d’influence sur le développement des états membres ! Pour la plupart, le bilan des activités est fortement déficitaire et se solde par un échec ! Comment donc, les pays africains pourraient-ils utiliser l’intégration pour susciter une révolution industrielle, informationnelle et un capitalisme industriel ?

Les pays africains eux aussi ont compris l’importance de l’intégration pour résoudre leurs problèmes de développement et tentent tant bien que mal de constituer des blocs intégrés. Ceci se traduit par la création de communauté comme la CEDEAO, la CEMAC, la SADC, l’UMA, le COMESA etc. Cependant, l’un des problèmes fondamentaux des pays Africains est qu’ils sont économiquement dépendants des matières premières qu’ils produisent et qu’ils ont rarement les infrastructures locales pour les transformer en produits finis près à la consommation. Ils sont donc obligés de se contenter du faible bénéfice qu’ils retirent de la vente brut des matières premières, dont les prix d’ailleurs sont fixés dans les bourses des pays développés. En se regroupant, les pays Africains pourraient connaître la révolution et le capitalisme industriel puisque, en plus d’une plus grande représentativité internationale, l’intégration permettrait de réunir les capitaux nécessaires à la construction d’usines et à l’acquisition des compétences pour la transformation des matières premières ! Evidemment, on assistera à une augmentation des bénéfices des pays qui deviendront, producteurs et transformateurs de leurs produits! Certaines communautés régionales ont déjà réalisé des progrès remarquables dans les domaines de la libéralisation et de la facilitation des échanges (UEMOA et COMESA), de la libre circulation des personnes (CEDEAO) et des infrastructures (COMESA).
Ensuite, il faut noter qu’une politique d’intégration serait la bienvenue pour généraliser les compétences et accéder rapidement au développement. Le fait est que plusieurs pays Africains ont développé au fil des années une compétence particulière dans des secteurs d’activités stratégiques. Il est plus que nécessaire de réduire les clivages industriels internes en même temps que le fossé qui sépare les pays africains des pays développés de l’occident. Un bel exemple de coopération est celui du lancement du premier satellite Africain, en Décembre 2007, sous l’égide de l’Organisation régionale africaine de communication (RASCOM). Ce satellite fournira des services de télécommunication, aux opérateurs téléphoniques et aux fournisseurs d’accès internet ce qui permettra de réduire la marginalisation des zones rurales et de faciliter les échanges de programmes radio et télévision entre ces mêmes pays !
Comme le disais Henri Ford : »se réunir est un début; rester ensemble est un progrès; travailler ensemble est la réussite.  » Ce ne sont pas les organisations sous régionales qui manquent, en Afrique, mais c’est l’unité dans le travail et le dépassement des clivages étatiques qui fait défaut ! Tous les bienfaits potentiels dépendent avant tout du niveau d’intégration et du degré d’engagement et de confiance qui se créent entre les Etats membres. Pour pouvoir susciter enfin, en Afrique une révolution par l’intégration, il faudrait donc que les Etats acceptent d’abandonner leur souveraineté au profit de la vie du grand groupe et de son avancement ! Car, c’est le refus de perdre leur autonomie, chèrement acquise des mains du colonisateurs, qui freine les activités des blocs qui ne disposent d’aucun pourvoir coercitif véritable contre les Etats qui ne respecteraient pas les engagements signés.

En conclusion, l’adhésion au principe d’intégration régional, permettrait aux pays Africains, qui ont suffisamment de ressources mais paradoxalement pas assez de moyens financiers et de poids sur le plan international, de connaître une révolution générale. Cependant l’intégration ne comporte-t-elle pas des limites ?

Les risques de l’intégration peuvent être situés à deux niveaux. D’une part, au plan financier, nous pouvons parler des coûts importants que peuvent engendrer la diminution des obstacles tarifaires. En effet, les mécanismes d’intégration peuvent réduire significativement les recettes publiques provenant des droits de douane. Si l’Etat ne dispose pas d’autres moyens pour mobiliser des ressources rapidement, les pertes peuvent interférer négativement dans la vie économique du pays !
D’autre part, au plan socioculturel, la plupart des pays Africains, vivant une crise identitaire découlant des séquelles postcoloniaux, il pourrait être bénéfique de se replier sur soi même pour mieux se retrouver. En effet, avant de s’ouvrir aux autres, il faut avoir soi même des bases solides, avoir la maîtrise de certaines compétences afin de pouvoir participer pleinement aux échanges et créer un ensemble riche, multiculturelles et cosmopolites. Le processus d’intégration doit donc être étudié et planifié afin de pouvoir en tirer le maximum de bénéfice et supporter le minimum d’inconvénients. S’intégrer oui, disparaître non !

CONCLUSION

En définitive, nous pouvons dire que l’intégration régionale revêt une importance majeure pour le développement d’un pays, tant au niveau industriel, que social. Les pays africains ayant conscience de ce fait, à travers la création de bloc régionaux, tentent de susciter un bouleversement positif de leur système industriel et informationnel afin d’occuper la place qui leur revient dans les échanges internationaux, compte tenu de la taille non négligeable de leur marché et leurs nombreuses richesses naturelles. Cependant l’intégration ne doit pas signifier l’abnégation et la disparition des valeurs intrinsèques des nations voulant s’ouvrir aux autres. En amont du processus d’intégration, un travail de planification et une étude scrupuleuse doit être effectués afin que l’Afrique puisse tirer profit de cette intégration pour révolutionner ses mœurs industrielles et informationnelles et accéder à la croissance et au développement qui, jusqu’à présent, demeurent utopiques.

categories infos persoprivate property

A propos de l'auteur

Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, entrepreneur web et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Je crois qu’avec la foi on peut tout accomplir, même s’accomplir !