DROIT DE REPONSE A FRATERNITE MATIN DE SYLVAIN KEAN ZOH


06 Déc. 2012

 

 

Monsieur le Directeur de Publication de Fraternité Matin,

 Le samedi 17 novembre 2012 dernier, vous avez publié un article intitulé « Littérature : L’écrivain ivoirien doit tourner la page sombre » et dont plusieurs lignes me sont consacrées en des termes tant calomnieux qu’outrageux. En effet, levant le voile sur le conflit qui m’oppose à mon éditeur NEI-CEDA, ledit article également mis en ligne le mardi 20 du même mois mentionne, entre autres, ceci:

 « Nombreux sont ceux qui imputent leurs insuccès et l’indifférence du lectorat, à leurs éditeurs qu’ils accusent de tous les maux : malversations, pirateries, opacité dans la gestion.On en arrive à pointer du doigt, au mépris de la gérontocratie si chère à l’Afrique, l’ancêtre de l’édition, les Nei-Ceda qui participent de la fusion des Ceda créés en 1961 et Nei en 1992, elle-même née des cendres des Nea créées en 1972 par Sédar Senghor…..Deux ans plus tard, cette année donc, c’est Sylvain Kean Zoh, un jeune homme ayant vu le jour après les Ceda et la même année que les Nea qui menace d’initier une marche avec le soutien de l’Aeci…..Guebo Josué assure son adversaire d’hier (il l’a battu lors des élections pour la présidence de l’Aeci) de son soutien. Motif de cette marche ? Les Nei-ceda ne déclareraient pas les comptes exacts de son livre « Les voix de la rue » au programme scolaire en 4è. La plus prestigieuse de nos maisons d’éditions que soutient Hachette, ne saurait elle, se reconnaître dans ce qui est pris pour de la diffamation…..Sylvain Kean Zoh avait même menacé en plus de la marche prévue pour le 31 octobre dernier, d’initier une grève de la faim. Démarche jugée bouffonne, burlesque, d’un pittoresque superficiel par l’ensemble des écrivains….Sylvain Kean Zoh a dû entendre les voix de la raison dans la rue ou dans les bureaux du ministre Maurice Bandaman qui a, heureusement, réussi à dissiper les incompréhensions entre les deux parties….. »

A moins que cet article ne soit un droit de réponse à vous adressé par les nei-ceda, il m’est difficile de comprendre que Fraternité Matin, la plus ancienne entreprise de presse en Côte d’Ivoire, rende ainsi compte d’un conflit. Il me semble en effet que l’Édition n’est pas régie par la gérontocratie qui, elle, se matérialise par le pouvoir absolu des plus âgés. En matière d’Édition, il y a une législation claire qui s’impose à tous les acteurs de la chaine du livre. C’est conformément à cette législation que je demande aux nei-ceda de me fournir les justificatifs de l’exactitude de leurs comptes. Et, en toute franchise, je ne crois pas qu’il soit besoin d’être né en 1900 pour comprendre qu’il existe un code de la propriété intellectuelle par ailleurs ratifié par la Côte d’Ivoire. A mon avis, tout homme censé, au lieu de blâmer « un enfant au biberon » qui, malgré son age, comprend les malversations des « adultes », doit reconnaitre l’intelligence de ce dernier et chercher et lui faire droit. Je suis peut-être un Écrivain au biberon, mais je rendrai éternellement grâce à Dieu de m’avoir donné la capacité de dire non à la Fraude et à toute forme d’injustice. Partant de ce principe, que je prenne mes conseils dans la RUE a peu d’importance tant que ces conseils ne m’éloignent pas du chemin de la VÉRITÉ, si difficile à emprunter mais qui grandit toujours ceux qui le prennent.

 L’auteur de l’article ci-dessus mentionné donne l’impression d’être un homme respectueux de la gérontocratie (?). Mais je m’étonne qu’au lieu de m’approcher pour s’informer, il produise un article truffé de mensonges comme il le fait. D’où sort-il en effet l’information selon laquelle j’ai postulé contre Josué GUEBO et que j’ai été battu par ce dernier? C’est son droit de vendre sa Plume au plus offrant, mais de grâce, qu’il n’oublie jamais que le journalisme répond à une déontologie dont le scrupuleux respect évite des incompréhensions inutiles.

 Quant au conflit qui m’oppose aux nei-ceda, il se résume en trois points que je ne cesse de répétés à tous. D’abord et sur la base de documents en ma possession, j’accuse les nei-ceda de falsifier leurs comptes annuels et de me faire des comptes-rendus n’ayant rien à voir avec la réalité. Là-dessus, depuis juin 2011, je leur ai demandé de m’expliquer, justificatifs à l’appui, les comptes qui m’ont été communiqués. Mais apparemment, ce minimum leur est difficile. En second lieu, j’accuse les nei-ceda d’avoir publié mon deuxième roman en 2009 sans que nous n’ayant signé de contrat au préalable. Et je précise que je ne leur ai jamais accordé de droit de préférence pouvant leur permettre d’agir ainsi. Enfin, je reproche aux nei-ceda de retenir abusivement deux de mes livres. L’un depuis bientôt neuf ans et l’autre depuis six ans.

 Tous les Écrivains de Côte d’Ivoire sont informés de la situation pour la simple raison que je leur ai écris pour leur demandé des conseils. Dieu seul sait que ceux à qui vous donnez la parole dans votre article n’ont jamais daigné me répondre. Et si j’ai suspendu ma manifestation contre les nei-ceda, suspension que je peux lever à tout moment, c’est seulement pour voir si son Directeur respecterait sa parole. Il a dit en effet avoir demandé un audit de la vente de mes livres dont il aurait les résultats une semaine après la rencontre initiée par le Ministre de la Culture le 25 octobre dernier. Nous venons de franchir le cap d’un mois et une semaine et je n’ai toujours pas reçu de résultat d’audit. Il a également dit que les travaux d’un de mes livres en sa possession, LES PAS DE GUERRE, étaient avancés. Dans une lettre qu’il m’a adressée le 03 septembre, il fixait la publication de ce livre pour le quatrième trimestre 2012. Nous sommes à la fin du quatrième trimestre. Et je continue d’attendre. Mais je veille également, mes préoccupations étant trop sérieuses pour être balayées du revers de la main par qui que ce soit. Dans cette attente, je vous prie, monsieur le directeur de publication, de publier ce droit de réponse tant dans votre journal de cette semaine que sur votre site internet.

Sylvain KEAN ZOH,

Ecrivain Keanzoh@hotmail.com

Tel: 225 07545009

categories Littérature

A propos de l'auteur

Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, entrepreneur web et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Je crois qu’avec la foi on peut tout accomplir, même s’accomplir !


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