ENTRETIEN AVEC…FRANCK BAYE


25 Juil. 2011

1-Qui est Franck Bayé ?
Financier de formation, je me suis réinventé grâce aux TIC. En effet, autodidacte en informatique, je suis aujourd’hui Webdesigner à la tête d’une Web Agency dénommé Madox (www.madox.ci), que j’ai crée en 2009.
2-Il parait que tu as un projet qui va révolutionner l’édition en Côte d’Ivoire. Tu peux nous donner de plus ample détails ?
Je ne sais pas d’où tu tiens cette information. Lol. L’essentiel de ce que je pense en ce qui concerne l’édition est contenu dans mon article du jour. Je pense que la personne qui te l’a dit a beaucoup exagéré. je n’ai pas de projet révolutionnaire. Je sais faire des sites web, je pense avoir une certaine vision stratégique en plus d’une culture du web. Cela m’autorise à faire des propositions. Mais aucun projet de maisons d’édition.
 
3-Si les paiements se feront via un paiement en ligne, l’écrivain même doit disposer de cette option au niveau de son compte en banque ? Comment doit-il s’y prendre ? Tu as une autre solution ?
Pour recevoir des paiements en ligne, il existe plusieurs solutions. mais on peut les résumer ainsi : Soit l’écrivain prend une carte visa et reçoit les paiements sur celle ci soit il communique son numéro de compte bancaire. L’une ou l’autre de ces méthodes sera transmises au tiers de paiement qui est un opérateur international ( payapl, moneybooker ) qui va se charger de sécuriser les transactions. Là encore rien de compliqué.
5-Compte tenu du retard de l’Afrique en matière de solutions de paiements en ligne, le public susceptible d’acheter les livres sera à majorité occidental ou tout le moins de la diaspora. Écrire pour ce genre de public ne va-t-il pas nécessiter un changement de style de la part des auteurs ivoiriens, pour les intéresser ?
 Sur ce point je pense qu’il faut revenir sur certaines idées. les consommateurs des livres africains se situe dans la même catégorie de ceux qui ont accès à ces moyens de paiements. Il suffit seulement qu’ils en ait besoin. prenons ton exemple si tu as la possibilité d’acheter en ligne 5X moins cher le dernier livre de ton auteur préféré on peut parier que tu iras acheter ta carte visa sur le champ ( africards, rubis de BIAO ou les offres d’ecobank et de Banque Atlantique. Pas besoin de cibler les occidentaux il suffit juste d’avoir un prix incitatif et un certain volume d’offres.
6-Les éditeurs locaux, proposent généralement des services de corrections des œuvres inclus dans leur pourcentage final, comment comptes-tu gérer ce volet sur ta plate-forme ?
Ma plate forme ? Laquelle ? Comme je l’ai dit à plusieurs reprises je n’ai aucun projet dans ce sens ( à l’heure actuelle ) et même si j’avais envie de m’y investir c’est un aspect trop technique donc que je ne pourrais gérer personnellement. Ce qui m’intéresse et là où je peux apporter ma valeur ajoutée c’est en aval du projet. En amont tout le côté rédactionnel , conseil relecture et compagnie je ne m’y aventure pas. 
7-Il y a aussi une certaine mise en page à effectuer pour la commercialisation électronique de l’ouvrage, qui s’en chargera si ton option est retenue ?
Aujourd’hui il y a des logiciels pour tout. Ce genre de chose ne m’inquiète pas une seconde. Dis toi que des auteurs ont eu ce problème et que la solution est disponible . Il suffit de la trouver. Je serais pas surpris que les Amazon et compagnie propose ce genre d’outils ce serait cohérent dans leur logique. So don’t worry.

8-Pour pouvoir lire un livre en format électronique, le lecteur peut-il se contenter d’un ordinateur ou doit-il posséder un appareil spécial ? 
Il existe 3 grands formats de diffusion d’eboks. PDF, MOBI et EPUB. Les trois peuvent se lire à la fois sur pc et ereader à condition d’avoir les logiciels adaptés. le format pdf est le plus courant sur PC.

9-Pour le livre format papier, c’est la photocopie, l’emprunt à un tiers qui en mine les ventes. Ton option prévoit-elle des solutions sécuritaires pour éviter la piraterie ? Comment empêcher un acheteur de le diffuser gratuitement.
Rien ne peut empêcher quelqu’un de copier ton livre comme de le photocopier. c’est une crainte légitime mais contre laquelle on ne peut rien. Le numérique peut te permettre de vendre ton livre à la terre entière sans quitter ton fauteil. de telles avantages ne vont pas sans qlq inconvénients. Quand je vois les ventes d’Amazon et autres les ventes ne semblent pas affectées.
10-Tu proposes le référencement du livre sur des sites semblables à AMAZON est-ce gratuit et aussi facile que tu le fais paraître ?
Gratuit ?? Il manquerait plus qu’il le fasse payer en plus. Ils prennent une commission sur les ventes 20% je pense. Maintenant est ce simple. Un système qui permet à des millions de personnes de vendre leur ebook en ligne ne peut pas être compliqué et si jamais ca semble un peu bizarre il y a forcément quelque part un blog qui va expliquer la marche à suivre. Je ne m’en fais pas une seconde. 
11-Yehni Djidji a plusieurs manuscrits dans le placard et aimerait par exemple, adhérer à ton projet, quels sont tes tarifs ?
Comme je l’ai déja dit je n’ai pas de projet de maison d’édition. Mais je suis un autodidacte et ce genre de challenge ne motive particulièrement. Adhérer à mon projet consistera surtout à définir ce que je peut apporter dans mon domaine de compétences.Maintenant en ce qui concerne mes tarifs ils sont sur mon site web mais vu la nature du projet une analyse préalable s’imposera ( qui doit faire quoi ? ). 
12-Un contact où les personnes intéressées peuvent te joindre ?
07 61 60 51
http://madox.ci/
13-Merci ! 
De rien !

Interview réalisée par Yehni Djidji
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A propos de l'auteur

Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, entrepreneur web et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Je crois qu’avec la foi on peut tout accomplir, même s’accomplir !


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