FASHION, MUSIC & GRAPHICS NIGHT : ART ET PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE


21 Jan. 2012

C’était le Vendredi 20 Janvier à AMN Co-Working Space, Riviera 2. Organisée par Brissi Ziagnon de IKKI Studio, FASHION, MUSIC & GRAPHICS (FMD) était une soirée d’échange entre amateurs et professionnels évoluant dans les domaines de la mode, de la musique et des arts graphiques. Cette 1ère édition mettait l’accent sur l’importance de la protection des œuvres dans ces différents domaines. Il y avait une ambiance assez feutrée, percée ça et là par des jeux de lumières, qui m’a empêchée de prendre des notes. Souffrez donc que je fasse appel à ma petite mémoire. Si vous pensez que j’ai déformé vos propos, prière de rectifier le tir dans un commentaire ou via email yehnidjidji@yahoo.fr. Cela est aussi valable si vous voulez donner plus de détails sur votre intervention.

Les différentes interventions, que j’ai trouvées trop brèves pour la plupart, ont quand même réussi à susciter l’envie d’en savoir plus. La séance des questions a contribué à lever un autre coin du voile. Il est clair qu’en 2 heures, je ne m’attendais pas à ce qu’on puisse faire le tour d’un sujet aussi vaste que la propriété intellectuelle. J’espère vivement que ce genre de rencontres se multiplieront dans l’avenir. 
Interventions

Ce que j’ai retenu des interventions:
-Ce n’est pas à tout moment qu’on doit obligatoirement, demander la permission de l’auteur avant de copier son oeuvre. Il y a des exceptions. Par exemple, l’auteur doit être clairement indiqué et la source, nommée…(Arsène Dally)
-Ce n’est pas le rôle du BURIDA de faire la police et de courir après les pirates. Cet organe le fait juste parce que l’Etat refuse de prendre ses responsabilités. Il s’occupe normalement du calcul des droits d’auteurs et de leurs paiements aux artistes. Si chaque organe comme le BURIDA doit faire la police, on se retrouverait avec des milices. (Valen Guédé)
-Quand on veut protéger une marque commerciale à l’OIPI (Office Ivoirien de la Propriété Intellectuelle), il faut prévoir 410.000 F CFA ! 400 000 pour la protection de la marque pour 10 ans et dans  les 16 pays africains membres. Les 10 000 F CFA constituent les frais d’envoi du dossier à l’OAPI (Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle) .
-En attendant de pouvoir lutter efficacement contre la piraterie, l’Etat gagnerait à mettre une taxe sur tous les supports permettant la reproduction d’oeuvres (musique, cinéma, film). Cette taxe sera reversée à tous les auteurs via le BURIDA. (Gérard Obou)

-Quand on veut choisir une structure pour protéger son oeuvre, il faut tenir compte du nombre de pays concernés par la couverture, le coût, la durée de la protection, la puissance du pouvoir judiciaire et sa capacité à pouvoir défendre vos droits. (Paul Sika)
-La protection d’une compilation de vos oeuvres est nettement plus avantageuse d’un point de vue monétaire. (Paul Sika)
-Il faut transcender la douleur de voir ses oeuvres piratées, pour percevoir l’opportunité derrière l’acte répréhensible. Bien souvent les pirates peuvent nous épargner des études de marchés coûteuses. Ils nous montrent de nouveaux circuits de distribution, de nouveaux débouchés. (Paul Sika)
Questions
Le BD blogueur Polman a posé une question très pertinente : comment nous , qui publions du contenu pratiquement une fois chaque deux jours, pouvons protéger l’ensemble de nos écrits?
A cette question, il a été dit que tant que nous produisons quelque chose nous devons le protéger. Le fait de protéger un texte ne couvre pas automatiquement ceux que nous produirons plus tard. Pour nous qui avons une fréquence importante de création, le mieux est de nous inscrire au BURIDA. Ainsi, quelque soit le nombre d’oeuvres que nous allons déposer, nous n’aurons pas de frais supplémentaires à payer, à part ceux liés à notre appartenance au BURIDA (cotisations).
J’avoue qu’à ce moment là je me suis dit, que je devrais songer à louer un appartement non loin du Burida. Si je dois déposer un article chaque jour !

Mauvais points
Le retard d’une heure avant le début des activités. A 22h, heure de fin officielle de l’évènement, on en était encore aux  interventions et aux questions et réponses. J’ai dû partir.
Bons points
De nombreux intervenants de qualité : Arsène Dally, Valen Guédé, Gérard Obou, Paul Sika et un représentant de l’OIPI dont le nom m’échappe.
Le cocktail était exquis !
Avis

FMGN n’a pas drainé du monde ! Pas assez de communication autour de l’évènement ? Désintérêt de la communauté web ? Quand on pense que l’idée a germé après le #carlaliegate et plusieurs autres cas de vols d’oeuvres, c’est bien dommage ! Nous créatifs avons besoin de formation ! Nous devons connaître nos droits. Et quand on nous offre gratuitement l’accès à des connaissances que d’autres paient pour avoir, on devrait s’estimer heureux et se bousculer pour participer. 
categories EventLittératureModeMusique

A propos de l'auteur

Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, entrepreneur web et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Je crois qu’avec la foi on peut tout accomplir, même s’accomplir !


Un commentaire sur “FASHION, MUSIC & GRAPHICS NIGHT : ART ET PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

  1. "Mauvais points
    Le retard d'une heure avant le début des activités. A 22h, heure de fin officielle de l'évènement, on en était encore aux interventions et aux questions et réponses. J'ai dû partir."
    Voici un mauvais point "le retard dans le début d'une manifestation" que je vous ai vu souligner + d'une fois…ET… cela me fait plaisir… bien

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