Joindre l’utile au charitable


27 Juil. 2015

pilon

Il y a quelques jours j’ai reçu un mail inattendu. Une maison d’édition où j’avais publié un ouvrage collectif m’informait d’un déstockage des oeuvres qui ne sortaient plus depuis un moment. Certaines seraient offertes à des bibliothèques. Les autres seraient vendues à un prix soldés ou récupérées par les auteurs désireux d’en avoir. A défaut, le stock restant serait purement et simplement détruit. « mis au pilon » comme ils disent.

Détruit. Le mot a sonné pour moi comme un sacrilège. Pourquoi détruire ce dans quoi on a investi temps et argent. « Ils ont sans doute déjà retiré leur bénéfice » m’a dit quelqu’un. Peut-être bien. Alors pourquoi ne pas offrir tout le stock restant aux bibliothèques? Cela m’a fait penser à toutes ces choses que l’on met au rebut alors qu’elles peuvent encore servir à d’autres.

J’ai pensé à tous ces organismes internationaux présents en Côte d’Ivoire qui font venir des médicaments pour leur infirmerie,qui préfèrent les brûler quand la date de péremption est proche,  plutôt que de les offrir à des pharmacies dans les hôpitaux publiques par exemple. Ils auraient peur que ces médicaments rejoignent le circuit des vendeurs ambulants ou que des personnes ne respectant pas la posologie les poursuivent en justice. Mais est-ce qu’il n’y a pas moyen de s’assurer que ces remèdes seront vraiment utilisés à bon escient? Ne peut-on pas les administrer au sein de la structure hospitalière même? Recenser par exemple dans des hôpitaux partenaires les personnes qui ont besoin de médicaments et faire sortir du stock exactement ce dont elles ont besoin?

Il y a aussi la douane. La douane qui saisit des tonnes de contrefaçons et qui les détruit publiquement, peut-être pour faire de la peine aux faussaires et leur donner une bonne leçon. Mais et si? Et si ces « faux sacs », « faux pagnes », et autres « faussetés » étaient distribués dans des orphelinats et les pouponnières ? Les associations venant en aide aux enfants de la rue, aux veuves et aux orphelins? Ce serait à mon avis faire œuvre utile et charitable. Et ces contrefaçons de boisson ou de produits alimentaires qui sont détruits. Si ces contrefaçons ne sont pas toxiques et qu’il s’agit juste d’un problème d’étiquettes sur la boîte, pourquoi ne pas les offrir aux nécessiteux ou à ces ONG qui ont décidé de donner des repas aux plus défavorisés?

En attendant, nous pouvons au moins, chacun à notre humble niveau, faire un geste. Ne plus  jeter nos vieux vêtements, les vieux jouets de nos enfants, nos vieux livres mais rechercher plutôt des structures spécialisées dans l’aide. Nos vieilleries peuvent mettre des sourires neufs sur des visages. Si vous connaissez des organismes sérieux n’hésitez pas à laisser leurs contacts en commentaire.

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A propos de l'auteur

Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, entrepreneur web et ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Je crois qu'avec la foi on peut tout accomplir, même s'accomplir !

3 thoughts on “Joindre l’utile au charitable

  1. Yehni ça m’a fait rappeler l’homélie du prêtre ce dimanche sur ma paroisse il disait « notre société est devenue une société du jetable, on jette tout maintenant, assiettes jetable, photo jetable, (…) mariage jetable. lol
    bref c’est une réalité.
    Figure toi que souvent dans le supermarché le plus proche de moi, quand les dates des denrées approches, ils font les « SOLDES », l’autre fois j’ai acheté une boite de saucisse à 500fr au lieu de 2000fr à 3 jours de la péremption, j’avais un peu peur de mourir, mais une amie qui travail dans ce magasin m’a fait comprendre que la date est juste indicative, certains produits peuvent ce consommer même plusieurs mois après la date.
    Pour les livres je connais une association qui s’occupe de plusieurs centres culturels d’étudiants à Abidjan ça peut leur être utile.
    Carrefour jeune 22434152
    et tu as mon mail si tu veux que je facilite la transaction.
    Good Day

  2. pourquoi as tu abandonné le tire « Faire du neuf avec du vieux! »
    Nous par mail on voir les changements sur tes articles looool

  3. Lol le meilleur commentateur du monde mondial. J’ai changé le titre parce qu’il ne correspondait pas à tous les points abordés dans l’article. Les livres que l’on doit donné aux bibliothèques ne sont pas vieux (même s’ils ont été édité depuis 5 ans. Ils sont très bien conservés. Jamais utilisés donc neufs. Les produits issus de la contrefaçon et les médicaments également. Ce titre ne cadrait qu’avec l’appel de fin pour que chacun essaie de « recycler » ses vieilles affaires pour faire du bien autour de lui.
    Je te contacte par mail pour l’association.

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