LA VULGARITÉ DANS LA VIE RÉELLE ET VIRTUELLE


29 Fév. 2012

Je ne suis pas très habituée aux insultes. Injurier quelqu’un, peu importe la raison, de ses grands parents à ses enfants pas encore conçus, de ses cheveux à ses orteils est vraiment impensable pour moi. Le plus étonnant, c’est que, aujourd’hui, pas besoin d’être en colère contre quelqu’un pour « mal lui parler ». Entre amis, heureux de se retrouver, on se jette des injures à la figure. C’est à la mode ! C’est plus cool !  ça fait jeune ! Je suis vraiment une « jeune grand-mère » comme quelqu’un aime m’appeler sur internet.
Un exemple de statut qui m’a choquée
Peut-être que c’est l’éducation que j’ai reçue. Ou peut-être que c’est ainsi que j’ai été crée tout simplement,    mais je n’arrive pas à entrer dans cette danse. Il y a des gens qui ont reçu une bonne éducation et qui ont quand même une « sale » bouche.  Plus jeune, je pensais que les personnes qui se comportaient mal étaient orphelines. Je croyais qu’elles n’avaient personne pour les guider, personne qui aurait pu être affecté par leurs actes. Mais cela n’a aucun lien.
Le plus surprenant, est que ceux qui ne sont pas particulièrement grossiers dans la vraie vie, débutent parfois sur le web. Quel genre d’image veulent-ils que les gens aient d’eux? Quel message souhaitent-ils véhiculer? Il en est de même pour les photos de profil. Derrière un ordinateur, on se croit invincible. On peut tout faire, tout dire, écrire tout ce qu’on veut.
Que ce soit dans la vraie vie ou dans le monde virtuel, je pense qu’il y a des barrières morales que l’on doit s’efforcer de ne pas dépasser. Surtout que de nos jours, du virtuel au réel, il n’y a qu’un pas.  On dit même qu’il existe des recruteurs qui consultent les profils des candidats sur les réseaux sociaux avant d’opérer un choix définitif.
Peut-être que je souffre d’une maladie que l’homme blanc a déjà découvert ou identifiera bientôt comme « un excès de pudeur » ou un « manque de vulgarité ». Je préfère être ainsi plutôt que d’éructer des gros mots à chacune de mes phrases. Certains m’ont même demandé comment j’arrive à parler d’amour dans mes livres, puisqu’à un moment donné l’aspect sexuel sera abordé ou que des paroles vulgaires devront être employées… C’est vrai que l’écrivain doit se mettre dans la peau de son personnage pour qu’il prenne vie et qu’il y a des peaux pas très plaisantes à endosser mais pour le moment j’essaie de ne pas me montrer grossière dans mes ouvrages…
Je le dis toujours à mes amis. Je ne peux pas avoir une amitié profonde avec quelqu’un qui est vulgaire. Ces mots heurtent mes oreilles et font surgir en moi, des questions sur le déroulement de l’enfance de leur émetteur. J’essaie autant que possible de dire aux personnes qui agissent ainsi qu’elles doivent changer, surveiller leur langage, du moins lorsque nous sommes ensemble. Malheureusement, certains trouvent tellement difficile de tenir une conversation sans ces mots. Peut-être aussi qu’ils le font exprès, juste pour me voir rouler de gros yeux, offusquée. 
Cependant, ils constatent au fil du temps que nos relations s’estompent et tendent à disparaître! C’est triste ! C’est triste parce que ce sont souvent des gens biens. On ne doit pas juger quelqu’un uniquement sur la base  de sa façon de parler, s’habiller, son style de photos sur les réseaux sociaux, mais je crois que quand tu es très proche de quelqu’un, l’un de vous influence forcément l’autre.  Il y aura un échange de comportement, au fil de vos contacts. La plupart du temps c’est inconsciemment que cette « contamination » se fait. Alors quand il m’apparaît clairement que je ne peux pas t’apporter ce que je pense positif, je préfère garder une distance de sécurité affective, plutôt que de basculer du côté « obscure » de la force.
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A propos de l'auteur

Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, entrepreneur web et ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Je crois qu'avec la foi on peut tout accomplir, même s'accomplir !

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