RENTREE LITTERAIRE NEI-CEDA


07 Juil. 2011

Quelqu’un me disait que les évènements littéraires ne drainent pas de monde parce qu’ils sont ennuyeux. Oui, peut-être ! Les allocutions sont interminables et le maître de cérémonie fait souvent des blagues d’intellos qui ne font rire que lui et une poignée d’initiés. Voilà pourquoi les organisateurs font de plus en plus d’effort pour attirer captiver et mériter l’attention du public. Ceux qui sont venus à la rentrée littéraire de NEI/CEDA, le 06 Juillet 2011 à 15 heures à la salle Félix Houphouet Boigny du district d’Abidjan , bravant les embouteillages monstrueux, n’ont pas été déçu. Les blagues du maître de cérémonie ont été appréciées et je ne crois pas faire partie des initiés.

Il est vrai que certaines allocutions se sont étirées en longueur, me faisant même bailler parfois, mais cela dénotait juste de la passion avec laquelle l’orateur parlait de son travail, de ma fatigue et de la faim qui me talonnait l’estomac.

Chaque auteur a fait un résumé de son livre, a relevé les thèmes majeurs qu’il y développe et ses motivations. Cela m’a fait penser à une campagne électorale. Tout le monde ne pouvait pas s’offrir les huit bouquins alors, il fallait être le plus convaincant possible afin d’être le premier choix.

Huit œuvres ont donc été présentées : trois dans la catégorie ADORAS ( La flèche de Cupidon de Maud Lafourtière, Je l’aime…pas nous de Luisano N’dohou, Séduction à la Mandingue de Fatym Kaba), une pour la jeunesse (La potion magique de Inna Hampâté Bâ), une dans la collection Plaisir de Lire (Cri de douleur de Claire Porquet),  un recueil de poème (Rayon de soleil de Nestor Dakhaud) et deux hors collection (Mon singe à le vertige de Innocent Bomo et enfin,  de l’épargne à la création d’entreprise : des astuces pour apprivoiser l’argent de Maurice D. Koué.

Nous avons eu droit à deux intermèdes. Le premier était un témoignage vraiment édifiant de Monsieur Diomandé Mélaman sur la pouvoir de la lecture. Cet homme qui a arrêté ses études en classe de troisième est devenu chauffeur de transport en commun, puis chauffeur dans un ministère. Il a pu maintenir un bon niveau d’expression grâce à son amour pour les livres. Il a obtenu son bac en 2005, après avoir arrêté les études en 1984. Il prépare actuellement une maîtrise en Anglais à l’Université de Cocody et c’est tout le mal qu’on lui souhaite.

Le second était une pièce de théâtre des élèves de l’école Alfred Nobel, tirée de l’œuvre de Mme Claire Porquet : Cri de douleur.

Monsieur Guy Lamblin, Directeur Général de NEI et le représentant du Ministre de la culture et de la francophonie, Monsieur Bandama, parrain de la cérémonie, ont dit quelques mots avant l’ouverture de la séance de dédicace.

 Monsieur Venance Kakou, PCA de CEDA, M. Fouah Ernest, Président de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire et Isabelle Kassi Fofona, Présidente de l’Association Akwaba Culture, ont rehaussé cette cérémonie de leur présence.

A la fin un petit cocktail a été servi. Occupée à jouer des coudes dans la foule qui s’était amasser autour du stand de ventes des livres, je n’ai pas pu manger quoi que ce soit, mais tout avait l’air appétissant.

Je suis repartie aux environs de 17 heures avec deux ouvrages dédicacés. Une autre présentation d’œuvre est prévue avant la fin de l’année.

En somme, ce fut une très belle cérémonie.

Quelques photos de l’évènement 

Innocent Bomo
Fatym Kaba
Diomandé Mélaman
Guy Lamblin

categories EventLittérature

A propos de l'auteur

Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, entrepreneur web et ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Je crois qu'avec la foi on peut tout accomplir, même s'accomplir !