Une bagarre sous ma fenêtre !


18 Nov. 2016

bagarre-entre-un-chien-et-un-chat

Je venais à peine d’entrer à la maison quand j’ai entendu des éclats de voix sous ma fenêtre. Deux « amis » se querellaient.

Très vite le ton monte. Celui qui était le plus prolixe, qui s’estimait le plus offensé, dont la voix portait le plus ne tient pas en place.  Appelons le « Chaud-chaud ». C’est donc « Chaud Chaud » qui transforme la joute verbale en pugilat en assénant un coup de poing à celui qui a fait preuve jusque là de sang froid. Appelons le « Geoffroy ».

Une fois le premier coup envoyé, les jeunes gens qui assistent à la scène et semblent bien connaître les protagonistes viennent les séparer. Chacun de part et d’autre de cette barrière humaine continue la bagarre en tentant de frapper l’autre. Il ne faisait pas bon être à la place de cette force tampon qui, fatiguée de subir des coups qui ne lui sont pas destinés, a fini par s’écarter.

Alors que Chaud-Chaud et Geoffroy sont livrés à la force de leurs muscles, se concrétise alors sous mes yeux une pensée populaire. Celle qui dit que les personnes qui parlent beaucoup et lancent toute sorte de menaces avant le combat ne font pas le poids quand vient l’heure de la bataille.

En quelques secondes, voici Chaud Chaud, pris en tenaille dans le creux du bras de Geoffroy. Voici Chaud-chaud décollé du sol tel un vulgaire fétu de paille. Voici Chaud Chaud jeté à terre « comme du n’importe quoi » pour reprendre l’expression de Bobo Babimbi dans le Crocodile du Botswanga. Plus personne ne vient s’interposer.

Une voix s’élève alors d’en haut : « séparez-les ! ». Non, ce n’est pas Dieu qui a parlé mais le voisin du dessus. La force tampon se reconstitue. Mais contre toute attente, Chaud Chaud libéré de la prise de Geoffroy continue de l’invectiver et de lui rappeler tout ce qu’il a fait pour lui. Toutes ces choses pour lesquelles ils ne devraient pas être payé aujourd’hui en monnaie de singe bagarreur, en « espèces cognantes et percutantes» .

Une bonne volonté éloigne Geoffroy de la scène du crime mais c’est mal connaître Chaud Chaud qui lance un « attends-mois hein ! Arrête toi devant là-bas je vais me changer ». Oh honte ! Parce qu’il faut se changer avant de se battre ou se faire battre ?

C’est que Chaud Chaud, contrairement à Geoffroy, s’est battu devant son immeuble. La défaite qu’il a essuyé a eu lieu à domicile. Il doit venger son honneur baffoué et montrer à nous autres, spectateurs de sa disgrâce, qu’il en a encore dans le ventre. Il ressort quelques minutes après avec un débardeur noir, certainement son débardeur de combat. Il se lance à la poursuite de Geoffroy. J’ai quitté mon balcon en riant, me promettant de faire de cette scène une nouvelle ou un article. C’est chose faite.

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A propos de l'auteur

Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, entrepreneur web et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Je crois qu’avec la foi on peut tout accomplir, même s’accomplir !


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