YAMOUSSOUKRO E-SCHOOL 2012 (3)


L’INPHB de Yamoussoukro, un vaste chef-d’oeuvre architectural que j’ai haï des les premiers jours et pour cause. Marcher toujours marcher, d’un bâtiment, à l’autre, d’un endroit à l’autre, des kilomètres à pieds. Et pour moi qui avait du mal à me repérer les trajets étaient encore plus longs. Se perdre, se retrouver, croire qu’on s’est retrouvé, mais en fait être encore plus perdu qu’au début, demander de l’aide ou tomber par hasard sur un plan, le lire, repartir dans la bonne direction, arriver essoufflée.  
Quelqu’un disait « Je comprends pourquoi les étudiants d’ici travaillent bien. Il y a de quoi rester dans sa chambre pour étudier quand on sait qu’on doit faire autant de kilomètres pour atteindre le portail ou même le restaurant ».

Parlant de restaurant ceux qui y ont fait un tour hier soir sont repartis en courant en tombant nez à nez avec une sauce noirâtre « on dirait médicament pour soigner plaie de ventre » lool.
Moi je n’ai pas eu l’occasion de le voir pendant mon bref séjour. Mais on dirait que je n’ai rien louper.
Certains ont trouvé les lits trop petits arguant qu’ils obligeaient les étudiants  » à dormir en carte d’Afrique sans Madagascar » (pour ceux qui veulent voir à quoi cette position ressemble, contacter @Delmo225).
Moi je n’ai pas aimé le fait que les toilettes soient collectives. Quitte à voir grand, Nanan aurait pu trouver de la place pour insérer des W.C dans les chambres quand même.
Je reprends mon récit là où je l’ai laissé hier. Après le repas offert par les organisateurs du #yes12 nous avons rejoint l’auditorium pour une série d’allocution et une dernière conférence tenue par Mohammed Diaby sur le thème: Desperate Entrepreneurs. Un petit coktail a marqué la clôture de l’évènement et le début de l’afteryes12. Une activité festive avait été organisée sur le parking en partenariat avec Solibra par les étudiants en Gestion Commerce. On y vendait de la nourriture et c’est là que nous avons passé un peu de temps avant d’aller en ville pour danser. Pas besoin de préciser que comme toujours je me suis illustrée comme la meilleure dans cette discipline qui demande maîtrise de soi, adresse, agilité, dextérité et élégance (la vérité finira par sortir un jour lol). 
J’ai ressasser les vieux pas rétro que j’avais en réserve, histoire de me défouler un peu avant de renouer avec les tracas du quotidien Abidjanais. Hum, il parait que ce qui se passe à l’after reste à l’after, sinon je vous aurais parlé d’un geek aux reins de roseau qui a dû danser pour Koffi Olomidé ou Extra Musica tellement il a la maîtrise des danses congolaises qui cartonnaient il y a quelques années. Je vous aurais parlé de la danse inventé aucours du yes12, une certaine danse SMS alias Texto. Je ne vous parlerai pas du Monsieur très à l’aise en m’annonçant qu’il avait mangé du rat ! loool! Et moi de lui demander s’il y avait une pénurie de viande à Yakro. ( lool je ne suis pas très adepte de ce genre de viande )
Je suis rentrée aux environs de 2heures du matin pour ne pas faire trop d’ombre aux autres. (lool) Il fallait bien leur permettre d’avoir leur heure de gloire.
Une petite visite touristique, prévue ce matin avant le départ.  Après avoir lu entièrement Le Fort Maudit de Nafissatou Niang Diallo sur le trajet aller, j’ai choisi Trois femmes puissantes de Marie Ndiaye pour le retour.

Lire Yamoussoukro E-School (1)

Lire Yamoussoukro E-School (2)

Lire Yamoussoukro E-school (4)

categories Event

A propos de l'auteur

Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, entrepreneur web et ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Je crois qu'avec la foi on peut tout accomplir, même s'accomplir !

2 thoughts on “YAMOUSSOUKRO E-SCHOOL 2012 (3)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.