Mandela Washington Fellowship 2017: et si tout commençait par la fin?


03 Août. 2017

Après six semaines de formation dans les meilleures universités des Etats-Unis et trois jours de sommet à Washington DC, les lampions se sont éteints sur l’édition 2017 du programme pour jeunes leaders Mandela Washington Fellowship.

Pour la centaine d’élus sélectionnés afin de participer à 6 semaines additionnelles de stage dans des entreprises américaines, il est encore loin le temps de rentrer à la maison. Pour nous qui n’avons pas choisi cette option et qui n’avons pas non plus voulu profiter du mois gratuit que nous offre notre visa en terre américaine, les choses ont déjà le parfum de la maison. Surtout avec le dîner aux couleurs locales offert à la team Côte d’Ivoire par Son Excellence Monsieur Daouda Diabaté, ambassadeur de la Côte d’Ivoire auprès des Etats-Unis.

Fatigue, joie, impatience. Les sentiments s’entremêlent au fur et à mesure que les heures passent. Fatigue à cause de l’intensité du programme qui laissait peu de place à la farniente. Impatience et joie de revoir la famille, les amis, le business. Bref, tout ce que nous avons laissé en partant.

Il y a tellement à dire et les mots que je retiens de cette belle aventure avant mon grand bilan sont : servant leadership, empowerement, entrepreneurship et network.

Avec mon diplôme final

Servant leadership

Savoir utiliser son charisme, ses compétences pour conduire les autres à la réalisation d’un objectif pour le bien commun et non pour nos envies égoïstes. Savoir s’effacer, se faire discret, mettre les autres en avant. Permettre à chacun de participer activement et d’avoir son heure de gloire. Ne pas toujours vouloir être celui que l’on félicite ou adule.

Avec ma Directrice Kira Mendez et mon diplôme de participation au programme « Global Village ».

Empowerment

Pour avoir plus de pouvoir et d’autonomie, la connaissance est la clé. Se former continuellement. Former les autres. Pour que chacun puisse posséder les outils nécessaires à sa croissance et utiliser son plein potentiel pour accomplir la mission collective.

 

Une partie de la team Côte d’Ivoire le 2e jour du sommet

Entrepreneurship

Avoir le courage, l’audace de passer de l’idée à l’action. Oser se lancer dans la réalisation concrète d’un projet. Quitter son siège, son clavier d’ordinateur, retrousser ses manches et aller sur le terrain être le changement qu’on veut voir dans le monde. Une personne à la fois. Une communauté à la fois. Comme cette goutte d’eau qui à force de persévérance finit par percer le rocher.

La team Côte d’Ivoire le 3e jour du sommet.

Network

Comme pouvait le dire Monsieur Wade Warren, Acting Administrator à l’USAID pendant son mot de bienvenue le premier jour du sommet:

« les choses difficiles deviennent plus faciles quand on a le soutien de la communauté. ».

Monter sur les épaules de ses prédécesseurs pour voir plus loin qu’eux, capitaliser leurs expériences, utiliser la force collective pour combler les insuffisances individuelles. Tisser des relations, les nourrir, les utiliser pour la réalisation de l’objectif commun.

 

Le Mandela Washington Fellowship est une expérience extraordinaire qui je l’espère sera renouvelée les prochaines années afin de permettre à d’autres leaders africains de partir pour mieux revenir et servir notre continent. Car, en effet, le retour à la maison n’est pas la fin mais le début de la belle aventure que constitue le Mandela Washington Fellowship.

 

Une vue de la mezzzanine de l’hôtel Mariott Marquis
categories Chroniques

A propos de l'auteur

Je suis Yehni Djidji, écrivain, scénariste, chroniqueuse, entrepreneur web et ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Je crois qu'avec la foi on peut tout accomplir, même s'accomplir !

6 thoughts on “Mandela Washington Fellowship 2017: et si tout commençait par la fin?

  1. Bonsoir Yehni djidji je suis Armel Zionné et j’étudie a Atlantique international Business School AIBS et je suis curieux de savoir pourquoi : Et si tout commençait par la fin ?

    1. Hello, tout commence par la fin parce que le retour des Etats Unis marque véritablement le début de l’aventure Yali. Tout ce qui a été fait avant nous préparait à revenir dans nos pays respectifs et impacter encore plus. Fin des six semaines de formation certes mais commencement du plus gros du travail.

      1. Mais et si tout commançait par nous d’abords? Si nous les Africains ne prenons pas conscience de l’état dans le quel sont nos pays et le continent Africains et que nous ne nous investissons pas dans les ODDP, le solidarité, le partage, l’amour, le bénévolat ,etc pour sortir notre continent de cette pauvreté tous ces programmes Organisé par les Grande Nation ne servirons à rien. Il faut donc allé a la source du problème c’est ta dire nous les jeunes africains d’aujourd’hui et de demain et leurs faire comprendre qu’il est temps de démarrer la locomotive du développement de notre continent et d’assumer notre part de responsabilité dans ce développement car ce là ne peut être effectif si et seulement si nous prenons conscience et l’initiative. Voilà le pour quoi de notre : ET SI TOUT COMMENCE PAR NOUS ?
        Il y vas de l’avenir de nos enfants et celle de nos petits enfants.
        <>
        Je veux que tu nous accompagne dans ce projet .
        Je suis joignable au +22549670357
        Merci

  2. Bravo et félicitations Cher Leader Yehni ! Très bon retour et nous espérons avoir le CR complet afin de bénéficier de cette riche expérience.

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